Digues (jours marqués d'une pierre blanche)

Acier, galets du Rhône et matériaux divers issus d'excavations

300 x 2000 x 250 cm, 

L'Iloz', Grand parc Miribel Jonage, commune de Meyzieux, France, 2018

© photos Mathilde Leveau

L’installation Digues se vit comme une traversée. À chaque extrémité, deux structures d’acier évoquent la structure de digues. Contre elles, des tonnes de galets du Rhône ont pris place et viennent mourir au centre de l’oeuvre, laissant ouvert un mince passage. Entre architecture et paysage, l’oeuvre modifie la relation que le visiteur entretient avec le lieu. S’intégrant dans l’espace qu’elle habite, elle délimite deux territoires distincts de l’Iloz’ (la prairie où l’on court et joue et la parcelle des cabanes

à insectes dans laquelle le calme est de mise). Cette intégration dans les usages du lieu fait en sorte que l’installation sera forcément traversée.

 

Œuvre évolutive, Digues est une parcelle paradoxalement rendue à la nature environnante : la flore et la faune prendront possession des structures d’acier et des surfaces couvertes de galets. Au fil des années, la main de l’homme ne sera plus visible que dans les deux structures géométriques.

 

L’oeuvre raconte un lieu, son histoire et ses dynamiques. L’installation est cette occasion de parler d’un territoire dont les hommes et le fleuve se disputent la possession depuis plus de 150ans ; d’une histoire d’amour et de désamour entre l’homme et les eaux, qui reprennent tour à tour le pouvoir l’un sur l’autre. Digues (jours marqués d’une pierre blanche) ravive la mémoire du lieu. La sensation de temporalité est induite par l’acier oxydé et l’apparition progressive de la végétation. L’installation est un lieu déclencheur de contemplation, voire de méditation sur les dynamiques qui régissent le territoire.

© 2018 MATHILDE LEVEAU 

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